02 mars 2026
Ce mardi 3 mars 2026 s’ouvre le procès concernant l’affaire Pilarski qui a marqué le département de l'Aisne. Le compagnon de la victime, Christophe Ellul, comparaît au tribunal de Soissons pour homicide involontaire.
C'est un procès très médiatique qui s'ouvre ce mardi 3 mars 2026 : Durant trois jours, Christophe Ellul comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Soissons pour "homicide involontaire par agression d’un chien", avec circonstances aggravantes. Le 16 novembre 2019, le corps d’Élisa Pilarski, 29 ans et enceinte de six mois, avait été retrouvé sans vie au cœur de la forêt de Retz, à Saint-Pierre-Aigle dans l’Aisne, victime d’une hémorragie provoquée par de multiples morsures. Ce jour-là, elle était partie promener le chien de son compagnon, Curtis, et l’aurait alors appelé pour lui dire qu’elle était attaquée par des chiens. Pour le juge d’instruction du tribunal judiciaire de Soissons en charge de l’affaire, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Christophe Ellul « ne pouvait ignorer le danger représenté par Curtis ».
L’autopsie a révélé de très nombreuses plaies sur le corps et au visage, dues à des morsures imputables au pitbull, selon les analyses des experts désignés dans le cadre de l’information judiciaire. Or, le même jour, une chasse à courre, avec une meute de 21 chiens, se déroulait au même endroit. Ces derniers, soupçonnés encore aujourd’hui par la défense de Christophe Ellul, ont été mis hors de cause à l’issue de l’enquête.
La famille et l'association de protection des animaux, "les amis de Sam" seront parties civiles au procès. Présumé innocent, Christophe Ellul comparaîtra libre à l’audience. Il encourt dix ans de prison et 150 000 € d’amende. Le chien Curtis, confié à un refuge en Haute-Garonne, pourrait être euthanasié, selon le verdict du tribunal.